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Titre: Cahiers de charges scientifiques pour les projets de développement durable en région tropicale humide. 1. Gestion de la biodiversité et des ressources génétiques.
Résumé:
Le concept de potentiel génétique de la biosphère (PGB) est défini comme une ressource naturelle renouvelable et déterminante de la biodiversité. Il est conçu comme un réservoir alimenté par de nouveaux gènes produits par des "mutations" au sens large et par les gènes existants grâce aux diaspores régénératrices des biocénoses en place. Les principaux processus de "mutations" et les mécanismes de régénération des biocénoses sont rappelés. A l'opposé, le PGB est débité par la sélection naturelle (K) ou anthropique (H) et par la dérive génétique qui font disparaître certains gènes. Ce modèle est développé dans le cadre géographique d'un ou plusieurs systèmes agro-écologiques (SAE).
La dynamique et l'évolution du PGB et de la biodiversité sont discutées depuis l'origine du système solaire jusqu'à nos jours. Des variations défavorables de l'environnement sont suggérées comme causes de "mutations" préalables aux extinctions plus ou moins massives d'espèces. Par contre, le comportement géochronologique du PGB paraît satisfaire aussi au deuxième principe de thermodynamique. Ce principe commande à la biosphère de développer un maximum de puissance dissipative à l'égard des influx d'énergie solaire et géominérale, ce qui s'est traduit par l'ouverture de nouveaux règnes vivants et/ou par des phylo-radiations consécutives aux phylo-extinctions.
Les hypothèses émises sont particulièrement adaptées aux régions tropicales humides. Dans ce type de régions, des charges scientifiques sont proposées aux auteurs de projets de développement durable prenant en compte la gestion de la biodiversité.
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L'ambition est aussi d'aider les décideurs politiques à la ratification de tels projets. Leurs auteurs devraient ainsi procéder à une identification préalable des systèmes agro-écologiques (SAE) et à l'analyse de leur évolution passée, au moins depuis la révolution néolithique (5000 ans BP en zone tropicale humide). Enfin, les projets concernés devraient fournir une étude de leurs incidences prévisibles sur la biodiversité, les marchés, les emplois, etc.
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